"L'Adieu des bergers à la Sainte Famille",

dans L'Enfance du Christ de Berlioz (1854)

On écoute un air de circonstance ce dimanche : le chœur des bergers prenant congé de la Sainte Famille, dans L'Enfance du Christ, de Berlioz (deuxième partie : "La Fuite en Égypte"). 

Une merveille de délicatesse à quatre voix (et orchestre), pastorale et romantique à souhait, dont voici le texte 👇

Il s’en va loin de la terre
Où dans l’étable il vit le jour.
De son père et de sa mère
Qu’il reste le constant amour,
Qu’il grandisse, qu’il prospère
Et qu’il soit bon père à son tour.

Oncques si, chez l’idolâtre,
Il vient à sentir le malheur,
Fuyant la terre marâtre,
Chez nous qu’il revienne au bonheur.
Que la pauvreté du pâtre
Reste toujours chère à son cœur.

Cher enfant, Dieu te bénisse!
Dieu vous bénisse, heureux époux!
Que jamais de l’injustice
Vous ne puissiez sentir les coups.
Qu’un bon ange vous avertisse
Des dangers planant sur vous.

Et dont voici la musique 👇

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Et sur ce, bonne année – et sainte aussi d'ailleurs, car ça y est, l'année jubilaire est ouverte ! 🎉🌟