Pour cette femme [la femme courbée guérie par Jésus en Lc 13, 10-17],
les pharisiens ont moins de miséricorde que pour leurs bêtes de somme.
Jésus, lui, par son initiative de guérison un jour de sabbat,
en fait le signe vivant de la libération messianique des captifs.
La femme le comprend ainsi et, droite, rend gloire à Dieu.
Alors "la foule entière est dans la joie" à la vue des merveilles qu'accomplit Jésus. L'allégresse du peuple jaillit, prémices de l'allégresse de l'Église
recevant son salut par la résurrection du Christ.
Le sabbat de ce jour-là, c'est déjà la victoire de Pâques.
[…] il est clair que, de propos délibéré,
Jésus inscrit la "libération" de la femme parmi les signes privilégiés
qui annoncent la venue du Royaume et le manifestent, Lui,
comme envoyé de Dieu et Dieu lui-même.
Georgette Blaquière, La Grâce d'être femme (1980)
James Tissot, Le Christ soignant la femme courbée (1886-1896.)
brooklynmuseum.org
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