Chères mamans, 

Une précision au sujet du roman proposé la semaine dernière : si vous êtes dans une période où vous avez besoin d'une lecture encourageante ou de consolation… attendez encore un peu avant de le lire 🙃 Car c'est un roman amer. 

Jenny (1911), de Sigrid Undset, est un récit prenant, mais foncièrement inquiet – et désespéré à la fin (presque artificiellement d'ailleurs, peut-être à la manière des mélodrames de l'époque ?). De très beaux passages éclairent la narration, avec de remarquables moments de vérité, mais chercher dans l'héroïne un modèle serait une erreur d'interprétation. L'œuvre fait partie des "romans de nos jours" d'Undset (connue pour ses romans historiques) : des ouvrages qu'elle qualifie de "licencieux" après sa conversion au catholicisme en 1924. En bref, c'est un roman mu par de grandes et graves questions – la tension entre les idéaux et la vie, le désir et la honte, la maternité et le travail – à lire pour se donner matière à réfléchir, mais peut-être pas pour se ressourcer.

Donc. Pour celles qui auraient besoin d'une lecture légère, d'un roman qu'on lit sans y penser, voici une nouvelle suggestion, à l'extrême inverse : Le Pays du Dauphin vert, d'Elisabeth Goudge. Paru en 1944, c'est un roman d'aventures, plein de personnages hauts en couleurs et de rebondissements, d'émotion, d'imagination et de profondeur. Une vraie lecture pour jeunes filles 🐣🌸👗 dont voici le résumé : 

Nous sommes au XIXe siècle dans une bourgade des îles Anglo-Normandes.


La famille du jeune William emménage rue du Dauphin Vert. L'adolescent se lie à ses deux voisines, la jolie et souriante Marguerite, et la grave Marianne, plus ingrate.


On rêve, on rit, on pleure ; et l'on se moque de ce benêt de William qui, malgré sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s'empêcher de mélanger les prénoms des deux soeurs. Un détail idiot qui va bouleverser le cours de trois existences.


William s'établit comme colon en Nouvelle-Zélande, toujours épris de son amoureuse d'hier. Prenant un jour son courage à deux mains, il demande par lettre la main de Marguerite. Quelques mois plus tard, il a la surprise de sa vie : c'est Marianne qui débarque du bateau.