Chères mamans, 

Voici une citation de celui qu'on appelle "le saint de la vie ordinaire", saint Josémaria Escrivá de Balaguer, pour vous donner force et courage, en ce début de vacances scolaires : 

 [I]l n'y a qu'une seule vie, faite de chair et d'esprit et c'est cette vie-là qui doit être — corps et âme — sainte et pleine de Dieu :

ce Dieu invisible, nous le découvrons dans les choses les plus visibles et les plus matérielles. Il n'y a pas d'autre chemin, mes enfants :

ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire,

ou nous ne le trouverons jamais.

Voilà pourquoi je puis vous dire que notre époque a besoin

qu'on restitue, à la matière et aux situations qui semblent les plus banales, leur sens noble et originel, qu'on les mette au service du Royaume de Dieu, qu'on les spiritualise, en faisant le moyen et l'occasion de notre rencontre continuelle avec Jésus-Christ. […]

Je vous assure, mes enfants, que lorsqu’un chrétien accomplit avec amour les actions quotidiennes les moins transcendantes, ce qu’il fait déborde de transcendance divine. Voilà pourquoi je vous ai dit, répété et ressassé inlassablement, que la vocation chrétienne consiste à convertir en alexandrins la prose de chaque jour. Sur la ligne de l’horizon, mes enfants, le ciel et le terre semblent se rejoindre. Mais non, là où ils s’unissent, en réalité, c’est dans vos cœurs, lorsque vous vivez saintement la vie ordinaire…

Vivre saintement la vie ordinaire, vous disais-je à l’instant. Et par ces mots, j’entends le programme tout entier de vos préoccupations quotidiennes. Laissez donc les rêves, les faux idéalismes, les fantaisies, en un mot, ce que j’ai coutume d’appeler la mystique du si – ah ! si je ne m’étais pas marié, ah ! si je n’avais pas cette profession, ah ! si j’avais une meilleure santé, ah ! si j’étais jeune, ah ! si j’étais vieux ! – et, en revanche, tenez-vous-en à la réalité la plus matérielle et la plus immédiate, car c’est là que se trouve le Seigneur : Voyez mes mains et mes pieds, dit Jésus ressuscité : "C’est bien moi ! Touchez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai". 

saint Josémaria Escrivá de Balaguer, extrait de l'homélie du 8 octobre 1967 (disponible en entier à ce lien)